Lire la première partie

Mon repas fut succulent. Mais pas autant que ce qui allait arriver par la suite : la deuxième partie de la lettre du fan inconnu. Je repris ma lecture aussitôt revenu dans ma chambre…

Après la mi-temps, le choix de la carte était Temple d’Anubis. Tu te souviens de ce que je t’avais raconté sur ce même lieu contre les Pays-Bas ? Le scénario ici fut différent, et suffisamment pour voir en action le plan de secours dans le cas où SoOn ne trouve pas de picks avec sa Fatale. Car oui, c’est la même composition que contre les néerlandais : Orisa, D.Va, Fatale, Chacal, Ana et Ange. L’Angleterre jouait une dive Tracer/Genji très classique.
Bref, ce plan de secours, c’est de reculer vers la Orisa et le Chacal de NiCO, qui d’ailleurs trouva la première élimination sur le Genji de Kyb, et fut d’une assistance capitale pour tuer Christfer, déstabilisé par la Halte de BenBest. Ces deux picks furent suffisants pour mettre en place la défense française : les kills s’enchaînèrent, le Pneumastic força les Anglais à quitter cette hauteur qu’ils avaient récupérée en tentant de tuer uNKOE mais sans succès car winz était là avec sa Ange. Ils ne trouvaient pas de solution. Le 6 était parfaitement dans son jeu. Tout ce qui manquait, c’était un pick off côté Anglais, mais il était introuvable ! Mais en a-t-on besoin si on a six ultimes ? Pas vraiment. Cinq ultimes furent utilisés pour les Anglais, et avec autant de ressources, il était logique que le point soit capturé par la suite.
Le second point du Temple d’Anubis se jouant différemment du premier, les compositions avaient changé des deux côtés. L’Angleterre partit sur un McCree et une Brigitte pour mieux tenir la position. Mais côté français il y a bien mieux comme stratégie : partir sur une Goats. Pourquoi ? Tout simplement parce que McCree face à cette composition se fait très facilement déborder et ne peut pas tuer qui que ce soit. Sauf que ça n’avait pas commencé comme prévu : BenBest fut le premier à tomber. La mission était alors devenue : “PROTECT POKO”. uNKOE utilisa l’intégralité de son Soin pour tenir Poko en vie, lui permettant de lancer une Orbe à Gravitons. Celle-ci ne trouva toutefois aucun kill car au même moment, Kruise charga son Mur du son. Toutes les ressources de la Goats étant utilisées, le McCree de Mikeya avait plus d’espace et il l’utilisa à bon escient : il nettoya le reste des français et le point fut finalement capturé par les anglais.

La France partit en attaque, et cette dive…

Cela me rappelle une ancienne équipe… Elle avait marqué l’histoire. C’était la meilleure à ce moment-là… Pardon, je divague ! Cette dive Genji/Tracer est classique car il s’agit de la première itération de dive qui n’a jamais existé (tu voyais plutôt Zenyatta à la place de Ana mais les deux se valaient). Et elle fonctionne toujours aussi bien, la preuve ! Kyb fut isolé par BenBest et Poko et tomba en premier. Ce style de dive VEUT prendre des kills à tout prix. Mais là, ça n’avait pas suffit : Mikeya fut incontesté. Sur la fight suivante, BenBest s’empala dans la défense. Mais entre temps, le combo principal de la dive se chargeait : NiCO allait avoir sa Lame du Dragon. Une tentative de pick off se passa mal toutefois et il fut acculé par la défense adverse. Une mauvaise chose ? Pas vraiment. Regarde le cinquième CD.

 

 

Déjà, il s’en sort à un point de vie ce qui est vraiment stylé, sans être trop familier et en mode “parlé”, chose qu’on me dit souvent quand j’écris. Mais surtout, avant sa mort, il mit assez de pression sur les épaules de Boombox pour qu’il utilise sa Transcendance, et NiCO avait ENCORE sa Lame du Dragon à disposition ! La mort d’un Genji pour une Transcendance utilisée pour pas grand chose ? Ce n’est pas très équitable ! Certes, la fight est gagnée par les Anglais, mais au change, la France partit avec un gros avantage pour la suite. Elle capitalisa dessus parfaitement, la Lame de NiCO éliminant les deux supports anglais alors que les tanks s’occupèrent du cas des DPS. Le premier point était sécurisé.
L’assaut du second point commença en douceur : Kruise utilisa sa Valkyrie qui fut temporisée et le Pneumastic du Chacal anglais fut neutralisé par Poko. C’était le moment idéal pour contre-attaquer, et avec succès : la Lame du Dragon de NiCO ne prit certes qu’un kill, mais força l’intégralité des britanniques à se retourner vers lui, donnant du temps aux français pour se poser sur le point. Les anglais ne trouvèrent pas d’opportunité pour les déloger, et c’est la Sombra endiablée de SoOn qui acheva les espoirs anglais sur cette défense : la France avait capturé le second point.

Ayant moins de banque de temps, elle repartit à l’attaque. Toujours en dive, mais avecr une Sombra pour Terence Tarlier. Ce dernier tomba au spam dès le départ, oops ! Mais bon, dès son retour, BenBest sauta dans le tas et cette dive était encore une fois parfaite ! Kyb fut isolé sur le point, et le reste des Anglais suivirent. Potentiel snowball pour le 6 ! Une Nano Blade fit beaucoup d’effet, mais les Anglais reprirent le contrôle du point, et le gardèrent : malgré les ultimes des tanks et la bonne Bombe à Impulsion de NiCO qui était passé sur Tracer, l’avantage du point de réapparition fut trop important pour les britanniques. Fin de l’attaque pour la France. L’Angleterre devait juste capturer le premier point pour sécuriser au moins une égalité.

Même composition pour les français, mais la prise de vue de la Fatale fut très bien gérée par leurs adversaires d’outre-Manche : un Dôme de Protection du Winston puis une utilisation de la Matrice défensive de la D.Va permit aux anglais d’avancer. Mais ils n’avaient pas pu gérer la nouvelle position de SoOn vers le point : la perte du méca de SMEX était problématique. Sa perte tout court finalement. Kruise le ramena à la vie, mais SMEX était toujours la cible principale des français. Une sage décision, la D.Va étant nécessaire pour bien engager en dive. L’Angleterre ne trouvait encore une fois pas d’opportunités et ne tentait pas de vrais assauts. Leur première tentative commença dans les dernières secondes. Mais l’imprévisible se passa. Le patriotisme était à son maximum pour un joueur. CD n°6.

 

 

TERENCE “SOON” TARLIER. Note bien ce nom. Il venait de détruire les Anglais et de remporter l’étape de Paris avec son équipe. Une foule en délire. La voix des casters éteinte. La confiance des anglais à zéro. La France avait encore une fois parfaitement géré leur composition Anubis Premier Point, en reculant avec la Fatale et en lui donnant assez d’espace pour toucher des têtes. Trois à zéro.

Mais il restait une carte à jouer. Cette carte, c’était Route 66. La composition tank 3/3 de la France prit d’assaut les anglais dès le départ, les français étant en défense. Mais les britanniques avaient sorti leur botte secrète : Kyb sur son Winston ! Christfer l’accompagnait avec son Bouldozer, et cette dive s’est révélée très efficace face à la composition tank française. Le carnage continua à l’intérieur de la station d’essence, les français ne trouvant pas de kills. Le premier point fut capturé très rapidement.
Sur le second, la fight dura plus longtemps, mais même l’IEM, le Choc Sismique et la Coalescence furent insuffisants face à l’assaut anglais. C’est à leur tour de snowball ! Cette fois la fight se passa dans un bar, plus violent que ce que Lutti prédisait. Encore remportée par les britanniques. Le second point fut pris là-dessus, et le hangar fut rythmé par l’offensive de Christfer. Mais cette fois-ci, les français avaient du répondant : l’IEM de SoOn repoussa ses adversaires. Se regrouper pour mieux se battre, c’était ça l’idée : le convoi se rapprocha du dernier point de contrôle. La France ne pouvait rien faire de plus : les anglais avaient trop de ressources encore en stock et capturèrent le point avec plus d’une minute au compteur.

Ils voulaient remporter la map avec style, et sur leur défense ils réutilisèrent la même composition. Mais cette fois, la Brigitte de NiCO interrompit les roulé-boulés du hamster anglais. Son absence les força à s’éloigner du convoi. Une simple formalité pour la suite avec l’IEM de SoOn et le Ralliement de NiCO. Le convoi se rapprochait du premier point de contrôle. Il n’était pas capturé tout de suite toutefois puisqu’une belle bombe de SMEX repoussa les assaillants français. Mais la France avait encore pas mal de ressources à utiliser, et elles ne furent même pas nécessaires : un speed boost sur le convoi aura suffit à conclure la première partie de la carte. Une partie de carte très classique où la France a percé la défense des anglais petit à petit. Assez profondément d’ailleurs : un Choc Sismique de BenBest vers le second point, c’était assez inattendu ! J’ai quand même eu le temps de prendre un cliché.

 

 

Cette offensive donna de l’espace aux français pour bien se positionner, et l’IEM de SoOn donna encore plus l’avantage à son pays. Ce second point fut expéditif, et le terrain fut pris grâce à la Transcendance d’uNKOE. J’avais dit que les anglais avaient snowball… mais c’était encore pire pour les français qui ne laissèrent aucun répit à leur voisin outre-Manche ! Sauf à la fin du troisième point. La France n’avait pas pris de risques et avait reculé. Ils avaient bien fait, car Kruise lança son Mur du Son au mauvais moment… CD n°7 !

 

 

Dans Overwatch, les boucliers sont détruits par l’IEM. Cela inclut ceux prodigués par le Mur du Son. Pour Terence, le timing était parfait. Mais pour les anglais aussi avec l’Autodestruction de SMEX et la Charge de Bouclier de Mikeya. Ensuite, les prolongations avaient commencé… J’avais arrêté de respirer pendant une minute. Le 6 avait tout utilisé, sans exception. Pareil pour les anglais. Et c’est l’IEM de SoOn qui mit tout le monde d’accord : les français avaient fini Route 66 !

Le 6 repartit à l’attaque, toujours avec sa composition tank et la Sombra en bonus. Les britanniques tentèrent un assaut rapide avec leur dive, mais la France répondit parfaitement : BenBest intercepta Kyb avec sa charge et c’en était finit de l’engagement anglais. Les prolongations commencèrent, et ce fut encore très très serré ! Le 6 avait perdu ses deux supports, mais la fight durait tellement longtemps qu’ils eurent le temps de revenir. Plus la fight dure longtemps, plus elle avantage la composition plus statique et tank. Encore une fois, SoOn pirata tout le monde avec sa Sombra, et en bonus une Autodestruction de Poko tua hamster ! Contre tout attente, les français étaient passés, et la dive anglaise tentait de sortir les français sans relâche, mais sans succès ! L’économie d’ultimes des français était en place, SoOn utilisa un nouvel IEM pour sécuriser le second point. Sur le troisième, l’engagement de Christfer surprit l’arrière-ligne française et FINALEMENT, l’Angleterre arrêta l’autoroute, comme Lutti l’appelait.

Ce dernier round fut… piraté. L’écran n’arrêtait pas de clignoter. Mais ce fut réglé rapidement, le temps de voir Christfer tomber dans le vide. Honnêtement, je n’ai pas bien pu voir ce qui s’était passé, je m’en excuse ! Les anglais remportèrent la fight suivante mais furent ensuite stoppés près du premier point : la France avait remporté ce match quatre à zéro et la phase de groupe cinq à zéro ! Mais attendez, c’était les anglais qui disaient que le 6 allait perdre 4-0… Ah ! Pas cette fois, messieurs.

Les français se sont rassemblés sur la scène, accompagnés des autres équipes. Le l’intensité sonore était similaire à un public de concert. Les résultats furent annoncés. Lutti mit les pieds sur la scène. Le public redoubla d’intensité, on aurait cru une fusée qui décolle. Par la simple force d’un lever de bras, le public s’enjaillait. Impressionnant. Tous les commentateurs saluèrent le public dans l’émotion. Cette phase de groupes à Paris était légendaire.
Puis, il y a eu le tirage au sort. Notre prochain adversaire était le Canada. Ce match sera le sujet de ma prochaine lettre. À la Blizzcon.

Tu dois te poser la question : qui suis-je ? Je n’ai pas de réponse à te donner pour le moment. Peut-être plus tard ?

En attendant, prends soin de toi.

Un fan inconnu

Une expérience incroyable. Une aventure fascinante. C’était la phase de groupes à Paris, que j’avais vécu via la plume de ce fan inconnu, qui ne voulait toujours pas lever le masque.
Mais ce n’est pas le plus important : mon envie de supporter le 6 est devenue encore plus forte. Je le ferai moi-même devant mon écran et peut-être encore une fois via son écriture ? À voir.
De toute façon, il est l’heure d’aller me coucher. Je n’ai pas regretté cette lecture. Loin de là. Et j’ai hâte de lire la suite.

A suivre après la Blizzcon!

Idée originale et rédaction par @HammerKick_OW
Assisté et relu par @Nanna_OW et @Chaba_Loutre
Dessin de couverture par @ToMaBYou

Source des illustrations en jeu et des clips vidéos : OverwatchFR

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