Nous étions le 27 octobre. La Blizzcon approchait à grand pas, j’étais impatient de voir les nouveautés, et peut-être même la Coupe du monde d’Overwatch elle-même ? Les lettres du fan inconnu ont attisé ma curiosité : je suis allé voir les rediffusions des matchs décrits dans les lettres, et j’ai pu encore une fois ressentir l’énergie envoyée par le public ainsi que par l’écriture du fan inconnu.Il était temps de rentrer à la maison après une journée de cours assez chargée. Je parvins à attraper le tramway à l’instant de mon arrivée à la station : j’en fut très fier ! Cinq minutes de marche m’attendaient ensuite. Au retour de chez moi, en ouvrant la porte, une surprise m’attendait. Un pas sur le plancher et je sentis un papier sous ma semelle. Une enveloppe, encore tricolore. Je savais ce que c’était.
D’un pas hâtif, j’ai rejoint ma chambre et ait commencé ma lecture :

 


 

Mon très cher ami,

 

Je me permets de t’appeler ami car je pense que c’est une relation de ce genre que nous développons actuellement : toi, attentif à ta lecture par rapport à ce que j’écris…
Je dois toutefois te préciser que si cette lettre arrive plus tard que prévu, c’est parce que je ne t’ai pas raconté en détail toutes les aventures de l’Équipe de France… Ces derniers ont affronté la Pologne et l’Italie, et ce fut expéditif ! Quatre à zéro à chaque fois, propre, net et sans bavure. J’ai préféré ne pas en parler. Mais le match qui suivit fut… exceptionnel. Fantastique. Splendide. Je pourrais utiliser tous les superlatifs existants, mais laisse moi plutôt te bercer dans cette nouvelle aventure, ma dernière sur Paris. C’était le 23 septembre, en fin d’après-midi. Un homme et une femme se tenaient sur scène : Soe et Malik. À leur signal, six anglais s’avancèrent sur la scène, acclamés par le public. Il y avait des anglais d’ailleurs, ce qui ne m’étonna pas vu la proximité du pays avec le nôtre.
Mais ce qui s’est passé à l’entrée de l’Équipe de France m’a abasourdi. Adyboo, Lutti et AlphaCast prirent la parole, et sur une demande d’Adyboo, un chant se fit entendre dans le public. Des paroles mythiques. Ce moment, je m’en souviendrai jusqu’au dernier jour de ma vie. Ce chant, c’était “La Marseillaise”. Je m’étais senti patriote pendant quelques secondes, j’avais ressenti quelque chose que je n’avais jamais connu avant : j’étais dans une communauté, avec des gens qui avaient la même passion, la même envie que moi de supporter cette équipe. Pendant tout ce temps, le match s’était préparé. Les hostilités pouvaient débuter.
Nous étions sur Oasis, et nous nous sommes mis à applaudir car il y avait une Pause ! Je tenais à le dire… Université était le lieu de la première manche. Les deux équipes jouaient Goats, avec des divergences dans le positionnement : la France prit le contrôle de la hauteur alors que les Anglais décidèrent de passer par en dessous pour mettre les pieds sur le point, mais surtout pour changer de composition plus facilement si nécessaire. Ce qu’ils firent : Boombox retourna au point de réapparition pour jouer un Zenyatta. La présence de l’Orbe de Discorde permet de mieux gérer la Goats pour simplement faire plus de dégâts et trouver un kill très tôt dans la fight.
Pendant que les britanniques changeaient de composition, la France utilisa cette opportunité pour capturer le point. La tentative de reprise du point des anglais fut naïve : Mikeya mourut dès le départ au front, forçant son équipe à reculer. Même s’il ne s’agit que d’une élimination, les ultimes français furent chargés rapidement à la suite de la phase de poke au niveau de l’entrée du point : uNKOE allait avoir sa Coalescence, et Poko son Orbe à Gravitons. Celle-ci fut utilisée contre le mur : une spécialité Gouzerch j’ai l’impression. Christfer se fit aspirer et mourut. Sur la fight suivante, un duel de Chocs Sismiques s’engagea : les deux furent bloqués, mais l’Orbe à Gravitons de Kyb mit tout le monde d’accord : le Mur du son de winz utilisé en réaction au KD de Christfer était sur le point d’expirer, le timing était donc très bon.
C’était maintenant au tour des anglais de contrôler la position, et ils le firent bien : Kyb lança une Orbe à Gravitons contre le mur, attrapant BenBest qui périt dans l’explosion. Sur cette prise d’avantage, le Royaume-Uni prit les devants. Mais peut-être un peu trop ? Regardons le CD n°1.

 

 

J’ai l’impression qu’ici, les anglais n’étaient pas sur la même page ! Pour conserver l’avantage, Christfer tenta de toucher les français avec un Choc Sismique. Mais il était seul. Avant de lancer son ultime, il avait perdu la moitié de ses points de vie à cause de l’Orbe de Discorde d’uNKOE et la Charge de Bouclier de SoOn. Il mourut assez vite, et cette perte fut capitale : Poko était chargé avec sa Zarya et eut l’occasion de faire un maximum de dégâts : après la Transcendance de Boombox, la Graviton partit et annihila le reste des anglais. Ici, la France a puni la surextension des anglais. Et sévèrement.

Plus de 85% de sécurisé, c’était au tour de la France de partir à l’assaut, et sur l’action qui suivit, c’est le meilleur moment pour te parler du concept de création d’espace dans Overwatch. Créer de l’espace, c’est utiliser une ressource pour forcer les ennemis à s’adapter. Ces derniers n’ont pas forcément le temps de gérer plusieurs choses à la fois, ce qui donne ainsi de l’espace à un autre joueur pour faire du travail. Dans ce cas de figure, NiCO lança son Autodestruction en plein dans le front de Christfer. Cela a forcé l’équipe à reculer. L’espace était créé : la France n’avait plus qu’à avancer, et sur une position totalement à leur avantage, dans une zone ouverte. Les anglais, eux, étaient packés derrière le Reinhardt anglais. Aucune chance de survivre face à la percée française : un à zéro sur Oasis.

Ainsi, la deuxième manche débuta dans les Jardins. Les compositions étaient similaires, le seul changement à noter étant uNKOE qui prit son Zenyatta. La bataille de poke vit le décès des deux Reinhardt se produire, ce qui fait sens quand les deux équipes suivent ce même proverbe : “La meilleure défense, c’est l’attaque”. D’où la vitesse de charge des ultimes de chaque côté. winz utilisa son Mur du Son et Kyb fut isolé : capture du point pour les français. Boombox trouva toutefois un pick sur SoOn ce qui lança les hostilités… Ou pas. L’écran se gela tout d’un coup d’un écran noir. Nous avions le son du jeu, mais pas l’image. J’ai eu l’occasion d’entendre un cast radio, une belle expérience en soi. Au retour de l’image, les Anglais avaient repris le point. Mais pas pour longtemps : une nouvelle fois, Poko fit forte impression, et cette Orbe à Gravitons contre une structure fut encore une fois capitale ! Par contre, ce n’est pas gentil de T-bag Boombox, Poko !

Potentiellement la dernière fight pour les anglais. Beaucoup de ressources furent utilisées dès le départ : Poko lança encore son Orbe à Gravitons contre une structure de la carte, attrapant l’intégralité de la composition britannique. Boombox était toutefois là avec sa Transcendance pour nullifier les dégâts. Avec cet ultime, les anglais reprirent l’avantage. Les kills étaient faits côté britannique. Pour AlphaCast, tout était déjà fini. Sauf que pendant ce temps-là, Poko eut le temps de charger une autre Orbe à Gravitons, et tel un valeureux guerrier, BenBest arriva. Choc Sismique. Trois personnes à terre. Le bruit dans la foule était incommensurable. Lutti et AlphaCast n’en croyaient pas leurs yeux. Surtout Lutti, sa réaction fut légendaire : Benjamin DIEU-LA-FAIT. Il avait détruit les anglais. La France ouvrit le score, un à zéro. Ce cliffhanger, c’est dans le deuxième CD, un must-see !

 

 

Honnêtement, il y avait trop de bruit sur la fin, j’en perdais mon ouïe. Mais sur cette deuxième manche, Poko a été incroyable : avoir été capable de charger autant d’Orbes à Graviton a fait la différence. L’espace créé par la France pour cette Zarya et notamment par NiCO sur D.Va et SoOn sur Brigitte a été suffisant pour permettre à Poko de tout détruire avec sa Graviton. Même scénario sur la première manche d’ailleurs. Le bruit s’était calmé, la deuxième partie pouvait commencer.

Blizzard World était le lieu de la seconde bataille. Compositions tank de chaque côté et encore une fois similaires : Reinhardt, Zarya, D.Va, Lucio, Zenyatta et Brigitte. Très classique. Direction la taverne, notamment pour éviter un assaut frontal français qui, comme à son habitude, était préparé au niveau de la statue. Après un recul de ces derniers sur le point, la c’est winz et NiCO ici qui ouvrirent le feu. Christfer était au front et se fit boop de l’autre côté de la zone de combat. Ses soigneurs ne pouvaient plus l’atteindre : son décès marqua la fin de la bataille pour les anglais.
La fight suivante se passa bien mieux pour les anglais. Tout fut contré : l’Orbe à Gravitons de Poko répondue par une Transcendance et le Choc Sismique de BenBest bloqué par Christfer. Le Mur du son de Kruise permit aux britanniques de faire une percée. Celui de winz et la Transcendance d’uNKOE arrivèrent trop tard : le Royaume-Uni captura le premier point. La course du convoi s’arrêta assez tôt : un échange de bombes D.Va plus tard, les anglais perdirent Kruise et la possibilité de continuer sur leur lancée. Sur l’affrontement suivant, ils utilisèrent quatre ultimes. Sans succès : avec les ultimes des supports français, Poko fut gardé en vie et une nouvelle Graviton partit dans les lignes anglaises. L’Angleterre trouva finalement une ouverture à la suite d’un assaut parti un peu loin côté français : l’espace créé par l’Autodestruction de NiCO a disparu et BenBest s’était retrouvé seul face aux anglais, provoquant la mort du reste de ses coéquipiers derrière.
Un potentiel début de snowball était à prévoir pour les anglais, mais tout s’est arrêté d’un seul coup. NiCO avait faim, et d’une seule bouchée, avait avalé l’Orbe à Gravitons de Kyb. Sur la première photo qui l’illustre, ça semble trop facile pour Nicolas !

 

Intéressant de noter que tout le public pensait que l’Orbe à Gravitons fut mangée très tôt, alors que finalement ce n’était qu’un clic droit. C’est APRÈS que l’Orbe partit droit dans la matrice. Le premier était un “fake” comme le dit Lutti.
Une micro-victoire qui se transformera en avantage côté français : seuls le Ralliement et le Choc Sismique seront nécessaires pour gagner le combat, les britanniques n’ayant plus de ressources. 20 secondes restaient au compteur, et c’est un retour à l’envoyeur : Poko se fit également absorber son Orbe à Gravitons par SMEX. On s’attendait à ce que les anglais ne touchent pas le convoi, mais Kruise le fit, et l’absence de la Graviton de Poko donna l’avantage aux anglais : c’est la capture du second point. Les français repartirent rapidement à l’assaut avec une nouvelle Orbe à Gravitons, mais ce fut insuffisant : les anglais restèrent en vie malgré cela. Et la suite des évènements fut à l’avantage des britanniques : Christfer trouva un Choc Sismique capital, et le convoi se rapprocha du point final. On n’a même pas pu le contester : Kyb lança son Orbe à Gravitons. Fin du round, les anglais terminent la carte !

Au tour du 6 d’attaquer ! Les compositions furent encore une fois les mêmes. On ne change pas ce qui fonctionne, je suppose.
La première fight fut chaude. Tout est dans le CD n°3.

 

 

La vitesse de charge de l’Orbe à Gravitons !!! Dans le public nous étions scotchés ! Mais ce fut insuffisant. Kruise eut le timing parfait avec son Mur du son : pas assez de dégâts, l’Angleterre reprit le contrôle, qui fut ensuite conservé avec le combo classique Graviton/Autodestruction. En parlant de Graviton… bon tu m’as compris. Poko en avait encore une autre à disposition. Cette fois, pas de Mur du son pour bloquer les dégâts : capture du point pour les français. Il était temps de mettre en place l’effet boule de neige, et cela était en bonne voie : Choc Sismique puis Autodestruction, les français repoussèrent les anglais et ce malgré la Transcendance de Boombox. Le moment parfait pour snowball et mettre en place l’économie d’ultime. Si tu ne te souviens plus de ce que c’est, et bien il s’agit du fait de déterminer quels ultimes garder et lesquels utiliser. C’est justement le boulot de winz dans l’équipe. L’Orbe à Gravitons fut envoyé. Kyb fut attrapé. Les anglais n’arrivèrent pas à reprendre l’avantage : 4 minutes restantes au timer, le second point fut capturé en un temps éclair. Et le 6 prit les devants : Poko chargea une nouvelle Orbe à gravitons. Il l’utilisa sur toute l’Angleterre, qui fit de même, mais sans succès. C’est BenBest qui trouva un bon Choc Sismique pour ouvrir la voie. Les dégâts étaient là. Poko avait un nouvel ultime, et BenBest chargea un autre Choc sismique à l’intérieur de la Graviton. AlphaCast et Lutti au plus haut de leur tonalité. 3 minutes et 20 secondes de banque de temps. Un round parfait pour les français : le snowball a été géré d’une main de maître, la France n’utilisait jamais trop d’ultimes et a toujours eu l’avantage de position, donnant ainsi de l’espace à Poko pour charger ses Orbes à Gravitons qui furent à chaque fois capitales.

Les anglais avaient une deuxième attaque à faire. Cette fois toutefois, c’est eux qui avaient l’avantage des dégâts : la perte rapide du méca de NiCO offrit l’avantage aux britanniques. Mais cela avait pris du temps, on passa en Prolongations. Et devine qui avait encore un Orbe à Gravitons ? Je crois que c’est sa dixième ? … J’ai arrêté de compter pour être honnête. Le 6 utilisa tout ce qu’il avait à disposition, et les anglais furent stoppés net. L’emplacement de cet assaut est propice à une victoire française : en cas de défaite sur le point, il est possible que l’Angleterre n’ait pas le temps de revenir !

La France à l’attaque se rendit compte que les Anglais avaient drastiquement changé de composition : c’est une dive Sombra/Genji qui se profilait. Face à une composition statique, la dive doit faire attention à ne pas s’empaler, mais la présence de la Sombra permet aux anglais de sauter dans le tas comme ils le souhaitent.
Dans la composition française, deux héros sont faibles face à une dive de ce genre : le Zenyatta est une crêpe et la Zarya peut difficilement se charger. Ces deux héros furent changés par les français : uNKOE choisit une Moira pour tenir en vie ses coéquipiers, et Poko prit un Chopper, considéré comme l’un des meilleurs choix tank face à une dive. Même sans toucher ses Traquelards, son arme principale est très efficace à courte portée, forçant Christfer à jouer différemment. Ce qu’il ne fit pas. Le CD n°4 montre ce que je viens de t’expliquer et l’action sur le tank anglais.

 

 

Quand je t’ai dit que ne pas toucher un seul Traquelard ne changeait rien, je ne t’avais pas menti ! Bref, tu vois la marque bleue ? C’est là que le convoi devait arriver. Une faible distance à parcourir. La première fight commença mal pour nos français toutefois : SoOn tenta de passer dans le dos pour lancer l’assaut de la meilleure des manières, mais Mikeya ne l’entendit pas de cette oreille : un piratage suffit pour se débarrasser de la Brigitte et forcer les français à reculer. Les anglais n’eurent plus le droit à l’erreur à partir de cet instant : ils prirent contrôle du convoi. Lame du Dragon + IEM pour garder l’avantage : les kills sont là, mais le point de réapparition est tellement proche ! La France pendant ce temps jouait patiemment, forçant les ultimes anglais, et utilisant les siens lorsqu’ils ne pouvaient plus répondre. L’Angleterre était à sec : les français menaient alors deux à zéro.

L’énergie du public était à son maximum, et je pense même qu’on a détruit les limites ! Un chant typiquement français retentit dans la salle : “POPOLOPOPOPO”, pour ensuite laisser place à l’analyse de Adyboo, Lutti et AlphaCast à la mi-temps.

 


 

“À table !”, cria ma mère, alors qu’une odeur de poulet atteignait mes narines. Mon ventre criait famine. Tant pis ! Je lirai la suite plus tard…

Lire la deuxième partie

Idée originale et rédaction par @HammerKick_OW
Assisté et relu par @Nanna_OW et @Chaba_Loutre
Dessin de couverture par @ToMaBYou

Source des illustrations en jeu et des clips vidéos : OverwatchFR

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